Tous les articles par hadd62

Savoir faire un bouturage de cactus

Le bouturage de cactus, comme bien d’autres plantes, peut sans difficultés se multiplier par semis ou par bouturage. Si ces deux techniques offrent de bons résultats, le bouture de cactus a l’avantage de pouvoir offrir sur l’heure ou presque, de jolies plantes solides et de taille correcte.

Bouturage de cactus par sectionnement

  1. Pour ne pas vous piquer, utilisez une bande de papier fort
  2. Sectionnez la tête a l’aide d’une lame bien tranchante
  3. Laissez sécher la bouture 48 heures
  4. Planez la bouture
  5. Par bouturage de cactus La plante mère fournira de nouvelles pousses

Quelle que soit la solution choisie, commencez par préparer les pots qui recevront graines ou boutures.

Le semis de cactus

Il s’agit-là d’une technique assez longue mais facile. Semez, de préférence, durant la belle saison.

Utilisez pour cela un « compost » (ou mélange de terre) très sableux. comprenant par exemple 1/5 de terreau de feuilles, 1/5 de terre glaise et 3/5 de sable de rivière. Introduisez dans ce mélange du charbon de bois pilé pour éviter tout risque de pourriture des jeunes plantules. Disposez sur les graines une pellicule de sable. Arrosez et couvrez d’une feuille de verre. Placez le pot à mi-ombre. Le compost devra rester légèrement humide jusqu’à, la germination des graines. Repiquez dès que les plantules seront bien formées et en dehors de la période de repos de la végétation.

Multiplication par bouturage de cactus

C’est le mode de multiplication des cactus le plus répandu et vous pourrez le pratiquer pour rajeunir une plante.
Si la plante possède des articulations ou des rejetons, séparez-les de la plante-mère à l’aide d’un couteau bien tranchant. Pour les « cierges » (ou végétaux effilés en hauteur), décapitez la tête. La plante se trouvera ainsi mutilée mais des pousses naîtront sur la plaie, pousses pouvant ensuite être bouturées. Et la partie enlevée pourra aussi être placée dans un autre pot et y prendre racines.

Dans tous les cas, laissez les boutures sécher durant 48 heures, puis enfoncez-les de 1 cm dans un compost en pot, arrosez et attendez leur enracinement.

Et si vous vous piquez

Lorsqu’on travaille à proximité d’un cactus, et spécialement d’opuntias, il est fréquent que la main touche maladroitement une « raquette », ce qui suffit à la couvrir d’un fin duvet piquant. Pour extirper ce duvet extrêmement fin, collez sur la partie recouverte de piquants un morceau de sparadrap adhésif caoutchouté. En retirant celui-ci, vous enlèverez lès épines collées dessus.

Mouche Blanche

Mouche Blanche : Mieux connaÎtre pour mieux contrôler

Mouche Blanche
Adultes de mouche blanche

La maladie des feuilles jaunes en cuillère (ou TYLCV) continue d’infliger, de temps à autre, des pertes sur tomate dans la plaine du Souss Massa. L’apparition de cette épidémie est attribuée à l’introduction de nouvelles souches du virus et à l’apparition de nouveaux biotypes de son vecteur Bemisia tabaci qualifiés de résistants, à potentiel
reproducteur plus élevé et à capacité de transmission rapide. Pour éviter ce risque, une étude bio-écologique a permis de suivre périodiquement l’évolution des symptômes du virus et les populations de B.tabaci à l’état larvaire et imaginai (adulte) en adaptant des techniques rapides et efficaces de contrôle et de détection. Les résultats d’une pareille étude ne permettent pas à eux seuls de lutter efficacement contre cette maladie et son vecteur si l’on ne tient pas compte d’autres aspects pour mieux maîtriser le système de prévention et de protection intégrée.
Le présent article vise cet objectif et apporte des éléments d’ordre biologique.

des pertes sur tomate par la mouche blanche
des pertes sur tomate

Potentiel biotique de Bemisia tabàci

La durée du développement :

Mouche Blanche
Mouche Blanche

Elle permet de prévoir les dates des premières émergences et d’infections, en vue de prendre à temps les mesures qui s’imposent .comme la surveillance, le choix du fil~t, la préparation des traitements insecticides et biologiques, les lâchers d’ennemis naturels, etc. L’étude révèle que la durée totale du développement de B. tabaci sur tomate à 27°C (température) et 65% (Humidité relative), varie de 21 à 27 jours. Dans la région de Meknès, Bahij (1995) estime que cette durée varie de 19 à 33 jours sur tomate à 26°C.

Le sex- ratio

C’est le rapport du nombre de mâles à celui des femelles. Le dimorphisme sexuel est accusé chez la plupart des Aleurodes par plusieurs critères morphologiques comme la taille, généralement petite chez les mâles, et grande chez les femelles.
L’identification poussée des deux sexes de 8.tabaci peut être plus fiable par une dissection des génitalia.
Mais en pratique, on ne peut avoir recours qu’à la taille qui a permis de distinguer les deux sexes de 1000 adultes en élevage de masse sur des feuilles d’aubergine et de tomate. Toutefois, il était parfois difficile de classer quelques individus de taille intermédiaire. L’étude à montré que les femelles représentent :
– sur tomate 52.6%, avec un minimum de 50% et un maximum de 55%
– sur aubergine 56%, avec un minimum de 52% et un maximum de 61%
Dans le même ordre d’idées plusieurs auteurs notent que l’effectif des femelles est légèrement supérieur à celui des mâles sur tomate.

La fécondité:

Mouches blanches sur la face inférieure d'une feuille
Mouches blanches sur la face inférieure d’une feuille

La fécondité, ou nombre d’œufs pondus par une femelle, est conditionnée chez l’espèce ou même chez les individus de la même espèce, par toute une série de facteurs abiotiques (température, humidité relative…), biotiques (Longévité des femelles, parasites…), trophiques (plante hôte, densité d’attaque…) ou autres. La «fécondité potentielle» n’étant que théorique dans la mesure où les conditions de ponte seraient idéales et non confrontées à aucune contrainte ou à aucun facteur limitant. En raison de la difficulté de reconstitution de ces conditions, il ne serait possible d’évaluer que la fécondité apparente.

Les observations réalisées permettent de constater que le nombre d’œufs pondus par femelle oscille entre 93 et 111, avec une moyenne de 102 œufs. Sur tomate, Salas et Mendoza (1994) mentionnent une fécondité supérieure de 195 œufs par femelle (25°C de température et 65% d’humidité relative), alors que sur poinsettia, Hoddle (1998) n’enregistre que 96 œufs par femelle à 28°C.

La longévité

Elle est définie comme étant la période séparant l’apparition et la mort du premier adulte. La première mortalité est enregistrée dès le deuxième jour, alors que la dernière ne l’est qu’après 12 jours. En moyenne un adulte de B.tabaci ne vit pas au delà de 8 jours dans les conditions de notre élevage (25°C de température et 65% d’humidité relative). A l’opposé, d’autres auteurs considèrent que cette longévité peut atteindre jusqu’à 19 jours sur tomate (Salas et Mendoza 1994) et 16 jours sur Poinsettia à 28°C (Hoddle 1998).

Le taux de multiplication

Il est défini comme étant le rapport du nombre des femelles mères au nombre des adultes descendants parvenus jusqu’au terme de leur développement imaginai. Il est établi généralement après la fin des émergences des adultes pour évaluer le taux de survie de la descendance depuis la ponte jusqu’à la sortie. Dans le cas de B tabaci il est difficile à établir en nature. Toutefois, en élevage il peut atteindre jusqu’à 87 adultes descendants viables ayant échappé aux contraintes naturelles.

Principaux ennemis de Bemisia Tabaci

Les principaux ennemis naturels des Aleurodes comprennent : des prédateurs (Hétéroptères Miridae, Coléoptères Coccinellidae, Névroptères Chrysopidae,),

– des Hyménoptères parasitoïdes Aphelinidae

– des champignons entomophages.

Mouche Blanche
Principaux ennemis naturels de Bemisia tabaci

Lors de nos prospections dans les exploitations de la région du Souss Massa, nous avons essayé de récolter toute l’entomofaune associée aux Aleurodes, aussi bien sur les plantes hôtes (tomate,aubergine, poinsettia, mauvaises herbes…) que sur les pièges jaunes installés dans les serres d’expérimentation. Nous y avons rencontré des auxiliaires autochtones, comme Nesidiocoris tenuis, et Nephaspis oculatus et d’autres introduits dans le cadre d’essais de lutte biologique comme Eretmocerus eremicus.

Nesidiocoris tenuis (Hétéroptère, Miridae)

Elle était la seule espèce autochtone de Miridae, rencontrée dans la région depuis au moins 1995 (Srairi, 1995). Anciennement appelée Cyrtopeltis, cette punaise a un régime mixte à la fois phytophage et prédateur. Outre les aleurodes, elle se nourrit d’acariens Tétranyques, de pucerons, de thrips et des œufs de Lépidoptères. L’adulte peut être reconnu parmi les autres Miridae par les caractères morphologiques décrits sur le tableau page 68.

N. tenuis s’est révélé être ^ennemi naturel le plus constant et le mieux représenté. Raison pour laquelle nous avons cherché à obtenir un certain nombre de renseignements sur sa bionomie, en procédant tout d’abord à un suivi dans les exploitations où il était présent, ensuite en le renforçant sur la base d’un élevage permanent dans la serre expérimentale de l’IAV Hassan II (Complexe Horticole d’Agadir). En nature, le développement de la punaise suit de près celui des aleurodes. Elle peut disposer en cas d’infestation d’assez de proies, pour exercer une action prédatrice et non phytophage. La femelle dépose son œuf en dessous de l’épiderme duquel éclôt une larve après 10 à 14 jours d’incubation. Après éclosion la larve évolue en cinq stades larvaires dont le dernier donne naissance à l’adulte au bout de 13 à 18 jours de développement. Sa longévité varie de 6 à 14 jours. L’action prédatrice de cette punaise sur les aleurodes est très nette. Une larve de N. tenuis consomme environ 4 larves de B. tabaci par jour alors qu’un adulte en consomme 3 en moyenne.

Nephaspis occulatus Blatchlev (Coléoptère, Coccinellidae)

Parmi les coccinelles prédatrices des Aleurodes, Delphastus pusillus ; elle n’a pas encore été signalée au Maroc, mais elle a fait l’objet d’introduction dans des programmes de lutte intégrée réalisés aux USA et en Europe. Par contre, une autre espèce ayant fait l’objet d’élevage et d’introduction dans des programmes similaires contre Bemisia argentifolii sur cantaloup aux USA, était rencontrée pour la première fois au Maroc. Il s’agit de N.oculatus, une espèce originaire d’Amérique centrale et qui n’a jamais été introduite en Europe. Elle est prédatrice de plusieurs espèces d’Aleurodes et a été utilisée aussi pour la protection des vergers d’agrumes, et des cultures ornementales. Elle a été capturée (quelques individus) sur des plaques jaunes installées sur luzerne dans la région de Temsia, et sur tomate vers la fin du mois
de mai dans la ferme du Complexe Horticole d’Agadir. D. pusillus et N. oculatus se ressemblent beaucoup et ne sont pas identifiables à l’oeil nu, mais elles sont facilement distinctes sous loupe binoculaire par des poils, présents sur le dos chez N. oculatus et absents chez D. pusillus.

Eretmocerus sp (Hyménoptère, Aphelinidae)

Les espèces d’Eretmocerus les plus connues en lutte intégrée sont d’une part E.eremicus et E.californicus originaires de Californie, et d’autre part E.Mundus originaire de la Méditerranée. Les deux espèces existent dans la région de Souss Massa. La première n’aurait fait l’objet d’aucune introduction et serait autochtone, alors qu’E. eremicus, serait introduite, et elle a pu s’adapter avec les conditions locales.

Critère de distinctionNesidicoris. tenuisMacroiophus.caiiginosus Dicyphus sp.
Couleur des adultes Verte VerteGrisâtre à brun foncé
Coloration antennes des adultesClaires annelées de noir Claires avec le premier article noir
-
Coloration des larvesVert-jaunâtreVerteVerte
Coloration antennes des larves Annelées de noirEntièrement clairesClaires avec le premier
article brun rougeâtre

Plantes hôtes de Bemisia tabaci

47 espèces végétales ont été recensées dans la région du Souss Massa comme plantes hôtes de B. tabaci dont 9 plantes maraîchères, 18 plantes spontanées, 18 ornementales, la menthe et la luzerne.
Le tableau suivant expose la liste de toutes les plantes hôtes rencontrées dans la région. Elle témoigne de la diversité des plantes hôtes de B.tabaci, qui facilitent sa multiplication durant toute l’année. Ainsi, malgré la réduction des superficies des cultures maraîchères vers la fin de la campagne (juin et juillet), l’espèce continue à se développer sur d’autres hôtes, nombreux en années pluvieuses. Les plus rencontrées dans les serres et à leurs abords sont Malva palviflora, Solarium nigrum, Sonchus oleraceus et Verbesinia sp. La plantation de cultures maraîchères à côté de la tomate peut s’avérer parfois très dangereuse, car elles peuvent servir de foyer ou de refuge pour B. tabaci. De même les plantes spontanées développées à l’extérieur des serres rendent la lutte insuffisante, elles doivent être contrôlées régulièrement, enlevées ou traitées sévèrement à temps. Sinon, elles constituent une source permanente de ré-infestation et de développement du TYLC

 

liste de toutes les plantes hôtes rencontrées dans la région
liste de toutes les plantes hôtes rencontrées dans la région

CONCLUSION

L’analyse de l’ensemble des données provenant de l’étude de la composition démographique et celles des émergences, révèle que les populations larvaires et imaginales de B.tabaci évoluent en 3 à 5 générations chevauchantes entre octobre et mai. Les observations faites en élevage de masse sur tomate mettent davantage la lumière sur sa bionomie. Elle évolue en 21 à 27 jours, avec une fécondité moyenne de 102 œufs par femelle, et une longévité imaginale maximale de 13 jours; le rapport numérique des sexes étant voisin de 53% en faveur des femelles.

Mouche blanche adulte
Mouche blanche adulte

Du point de vue dynamique des populations, B tabaci se caractérise par une distribution agrégative. En effet, 50 à 100% des œufs sont pondus au niveau des deux premières lignes de bordure qui sont les plus exposées aux invasions externes de cette espèce. Sur le plant, les différents stades se répartissent de haut en bas comme suit; les œufs sur le tiers supérieur (80%), les larves en majorité localisées sur le second tiers (70%) et les pupes en bas (75%)

Etant le vecteur principal da la maladie des feuilles jaunes en cuillère (ou TYLCV), B tabaci peut être à l’origine d’un taux d’infestation qui varie sur tomate entre 4,5% et 49% sous serre et 35 à 77% en plein champ.Toutefois, il semble que le taux initial d’infestation est faible, il ne progresse qu’en mars. Donc il sera difficile de lutter contre ce problème si l’on n’intervient pas contre les réservoirs d’où B. tabaci peut s’étendre et attaquer de nouveaux plants de tomate. Plusieurs espèces végétales ont été identifiées comme plantes hôtes dont 9 maraîchères (aubergine, haricot, courgette…), 18 adventices (Solanum nigrum, Datura stramonium…) et 18 ornementales (tagète, Spathodia ..). L’aubergine, Poinsettia et Convolvulus seraient plus exposés aux attaques de B.tabaci que la tomate.

D’autre part, il semble important de considérer la faune antagoniste associée à B. tabaci comme facteur limitant de ses infestations. Les principaux ennemis rencontrés sont:

– Deux parasitoïdes : E. eremicus rencontrée sur Datura stramonium et sur tomate, et E. mundus rencontrée sur Lantana camara. Ils peuvent parasiter au mois de janvier jusqu’à 60% des pupes de B.tabaci.

– Deux prédateurs -.NephaspisoculatusetNesidiocoris tenuis. La première espèce est peu fréquente sur tomate. La seconde N. tenuis est la plus rencontrée sur tomate comme prédateur et occasionnellement comme phytophage. Elle semble se développer en 4 à 5 générations, sa durée de développement varie entre 23 à 30 jours, l’adulte vit en moyenne 6 à 14 jours. Une femelle pond des œufs à l’intérieur du végétal parmi lesquelles 6 à 9 écloront. La larve de N. tenuis consomme environ 4 larves de B.tabaci alors qu’un adulte en consomme 3. En absence de proies, la punaise cause des dégâts sur la plante qui se traduisent par l’apparition d’anneaux sur la tige et les pétioles, suivis d’un dessèchement de l’apex, des feuilles et des fleurs.

 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Les insectes pollinisateurs

Insectes pollinisateurs : introduction

Insectes pollinisateurs au service des maraîchers :  Chaque insecte est souvent spécialisé dans la récolte du pollen d’une ou de quelques espèces en particulier, ce qui fait que le pollen bénéficie d’un transport ciblé jusqu’à une autre fleur de la même espèce.

Malgré leurs effectifs souvent inférieurs aux abeilles et aux bourdons, Guêpes, fourmis, mouches et papillons jouent un rôle important.

Le fait est que les services d’écosystème fournis par les insectes pollinisateurs sont essentiels pour la production vivrière – aussi bien en termes de rendement que de qualité – et contribuent aux moyens d’existence durable de nombreux agriculteurs dans le monde entier. Au Maroc et à l’instar de beaucoup de pays, les maraîchers aussi bien sous serre qu’en plein champ font appel au service des abeilles et des bourdons.

Quelques exemples d’insectes pollinisateurs au Maroc

INSECTES POLLINISATEURS
Abeilles et Bourdons

On distingue deux grandes catégories d’insectes pollinisateurs : les insectes pollinisateurs majeurs (abeilles et bourdons) et les insectes pollinisateurs mineurs (guêpes, fourmis, mouches et papillons).

Abeilles et Bourdons

Très efficaces et indispensables aux plantes à fleurs, les abeilles et les bourdons sont les insectes pollinisateurs majeurs au Maroc. Contrairement aux autres Hyménoptères (guêpes et fourmis), ils ne nourrissent pas leurs larves avec des proies, mais avec du pollen. Ils disposent pour cela de brosses de soies particulières adaptées a la récolte et le transport du pollen et d’une langue velue adaptées pour récolter le nectar. Leur pelage est constitué de soies plumeuses dans lesquelles le pollen s’accroche facilement. Ils assurent ainsi des échanges de pollen considérables entre plantes

Guêpes, fourmis, mouches et papillons

Malgré leurs effectifs souvent inférieurs aux abeilles et aux bourdons, ces insectes jouent un rôle important. Pour la production des semences de certaines cultures horticoles comme l’oignon et les carottes, les mouches de la famille des Calliforidae sont essentielles et très efficaces. Les fourmis sont indispensables pour une meilleure production de courgettes. En gros ces insectes
qualifiés d’insectes pollinisateurs mineurs interviennent à hauteur de 10% dans la pollinisation des cultures maraîchères. Il serait donc important de les protéger.

Importance de la pollinisation

INSECTES POLLINISATEURS
Abeilles pollinisateurs

Beaucoup de cultures maraîchères au Maroc dépendent fortement ou totalement d’une pollinisation entomophile : les cucurbitacées
(courgette, melon, pastèque), les solanées (tomate, poivron), les protéagineuses (fève et féverole) et de nombreux légumes et condiments (artichaut, chou, fenouil, oignon, persil, poireau, carotte, navet, etc) pour leur semence. Quand on y regarde de près, il est difficile d’imaginer un seul repas auquel les abeilles ne soient pas associées de près par leur activité pollinisatrice ! Une mauvaise pollinisation entraîne un mauvais développement des fruits. Dans le cas du melon et de la pastèque par exemple, grâce aux visites plus fréquentes des insectes pollinisateurs, le fruit est d’une couleur plus foncée et d’une saveur plus riche.

Plusieurs études visent à quantifier la valeur économique des insectes pollinisateurs pour le maraîchage. Des publications scientifiques ont fait état d’une valeur de l’ordre de 20
milliards d’euros au plan mondial. Au Maroc, peu d’études ont tenté ce calcul, mais rien que pour la tomate et le melon on peut avancer une valeur proche de 30% de la valeur de la production agricole maraîchère entière. A noter que les insectes pollinisateurs interviennent aussi bien sur la qualité que la quantité de la production. On estime ainsi que le gain en production peut atteindre pour certaines cultures des valeurs importantes : tomate (20%), melon (80%) et haricot (15%).

Si l’on prend l’exemple de la tomate et son principal insectes pollinisateurs les bourdon, on constate que la culture a fait un grand pas dans la production et la qualité des fruits. En effet depuis leur première utilisation dans le début des années 90, les bourdons ont montré une grande efficacité et ont totalement remplacé la pollinisation mécanique et pneumatique. Actuellement et, rien que pour la région du Souss, les besoins de la tomate en bourdons dépassent les 50.000 ruches, ce qui représente un chiffre d’affaire de l’ordre de 15.000.000 Dh. Pour le melon qui nécessite des ruches d’abeilles domestiques surtout sous serre on estime que les besoins dépassent les 5000 ruches.

LA CULTURELES INSECTES POLLINISATEURSOBSERVATIONS
LA TOMATEPrincipalement pollinisée par les bourdons.
La densité est de 4 à 8 ruches par hectare et par cycle.
LE MELONL'abeille est le principal pollinisateur.
On utilise 2 ruches à l'hectare en hiver et 4 au printemps.
L'HARICOTLes thrips sont les principaux insectes pollinisateurs, néanmoins on peut utiliser les abeilles pour renforcer la pollinisation.
2 ruches par hectare sont suffisantes.
LA FRAISECette culture demande une densité élevée d'abeilles de l'ordre de 8 à 12 ruches à l'hectare.
LE PIMENT FORTL'abeille améliore grandement la production et la culture demande un minimum de 2 ruches par hectare.
L'AUBERGINELes abeilles pollinisent efficacement la culture.
Une seule ruche est amplement suffisante.
LA COURGETTELes fourmis sauvages sont les principaux insectes pollinisateurs.
Il ne faut surtout pas détruire leurs terriers.

Le bourdon : Un redoutable concurrent de l’abeille

insectes pollinisateurs
Ruches de bourdons

Si on compare les bourdons avec d’autres pollinisateurs par exemple les abeilles, on trouve que les bourdons sont des bons pollinisateurs, ils ont un rythme de travail très fort. Chaque minute ils visitent les fleurs deux fois plus que d’autre insecte. Les bourdons supportent des charges lourdes des étamines et des pistils .

Les bourdons sont en outre actifs dans les circonstances les plus diverses. Ils se sentent plus à l’aise dans les serres/tunnels que les abeilles, notamment dans les espaces de petites dimensions, et butinent encore à des températures relativement basses (environ 10 °C) et à faible intensité lumineuse. Un vent fort et une pluie fine ne les gênent pas non plus. L’absence d’un système de communication est un avantage important des bourdons par rapport aux abeilles.Il peut donc arriver qu’elles quittent en masse le lieu de culture. Les bourdons ne disposent pas d’un tel système de communication.

Recul des insectes pollinisateurs ••• Quelles conséquences ?

Jusqu’à récemment, la plupart des agriculteurs, surtout en plein champ, considéraient la pollinisation comme l’un des nombreux «services gratuits» offerts par la nature, la trouvant si naturelle qu’elle a rarement figuré parmi les «intrants agricoles» ou même les programmes d’études de sciences agronomiques.

Mais les choses sont en train de changer. Aujourd’hui, dans tous les pays, ces insectes pollinisateurs sont en régression, notamment en milieu rural.  urbanisation et destruction des milieux,  sources de nourriture pour les insectes dans les rotations culturales.

– sélection de variétés horticoles qui ne produisent plus de nectar,

– appauvrissement génétique de l’abeille domestique par la sélection des reines,

– pollution génétique du bourdon terrestre par les souches d’élevage utilisées en cultures protégées..

Auteur : Prof. Mohammed Sarehane, CHA Agadir IAV Hassan II

Enregistrer

Greffe en placage

Greffe en placage est appelée aussi greffe marcotte, c’est une technique de multiplication très utilisée pour les conifères et les arbres d’ornement. Sa grande particularité vient du fait que le greffon n’est séparé de la plante-mère qu’après la reprise de la greffe. (Mais on peut aussi utiliser des greffons séparés si l’on dispose d’une serre à multiplication.)

Époque de greffage

De préférence au printemps, au départ de la végétation, mais certains professionnels le font aussi en août-septembre (sous abri, à l’étouffée).

La préparation du porte-greffe

Utilisez un jeune plant issu de semis et cultivé en godet. Le porte-greffe doit avoir de 20 à 25 cm de longueur au minimum. En partant de la base de la tige, éliminez les feuilles ou les aiguilles sur un côté (10 cm de longueur). Faites ensuite glisser la lame du greffoir sous l’écorce sur 4 à 5 cm de longueur. Coupez net avec une portion de bois (1/4 du diamètre environ).

Greffe en placage de rameau détaché du Chamaecyparis

1. Débarrassez la base du porte-greffe des rameaux secondaires.
2. Porte-greffe préparé.
3. Le greffon est coupé sur un jeune rameau.
4. Entaillez l’écorce du greffon avec une lame de rasoir.
5. Entaillez l’écorce du sujet.
6. Rapprochez les deux parties à vif.
7. Attachez fermement avec de la laine.
8. Greffe engluée, terminée.

La préparation du greffon

Pour la Greffe en placage, choisissez une basse branche de la plante et un rameau aussi souple que possible (cette technique est souvent pratiquée pour les variétés à port pleureur), et préparez-la exactement comme le porte-greffe.
Pour les greffons détachés, coupez une pousse d’environ 10 cm de long sur la variété à propager, débarrassez la base du rameau de ses feuilles et glissez le greffoir sous l’écorce pour faire une incision longitudinale. Taillez la base du greffon en biseau afin qu’il puisse bien s’appliquer sur le sujet.

L’assemblage

Rapprochez greffon et porte-greffe et placez les tissus à vif en contact. Il faut que les plaies coïncident parfaitement. Pour la greffe par rameau détaché, le biseau du greffon vient bien s’appuyer sur la base de l’entaille du porte-greffe.

La ligature

Elle se fait avec de la laine ou un caoutchouc souple, sur toute la longueur de la greffe. Vous pouvez aussi utiliser du raphia. Serrez vigoureusement, il faut que les deux plantes soient en contact intime pour réussir la greffe.

Greffe en placage du cèdre

1. Éliminez les feuilles de la base du sujet.
2. Enlevez l’écorce sur3à4 cm.
3. Rapprochez sujet et greffon.
4. Greffe terminée, ligaturée, le greffon n’est pas détaché de la plante-mère

L’engluement

Il n’est pas obligatoire (surtout pour la Greffe en placage), mais il est prudent sur les greffes par rameau détaché de bien badigeonner les parties en contact : l’eau doit pénétrer au niveau de la greffe. Nous vous conseillons de faire l’expérience, d’une part, avec une greffe engluée et, d’autre part, avec une greffe non engluée. Les avis des experts divergent beaucoup sur ce point.

La reprise

Elle doit se faire sous abri et forte hygrométrie pour les greffes par rameau détaché. Sur la Greffe en placage, on constate par l’allongement puis la ramification du greffon que la reprise est bonne (c’est assez long).

Après la reprise

Sur la Greffe en placage, le sevrage se fait à l’automne, et il ne pose généralement aucun problème.
Sur les greffes par rameau détaché, il faut être prudent. Après deux mois, étêtez le porte-greffe. Quatre mois plus tard, rabattez le feuillage du sujet à 2 cm des premières branches. Veillez à ce que la plante ne manque jamais d’eau. Au printemps suivant, le porte-greffe est complètement sevré à 2 cm au-dessus du point supérieur de la greffe. Ce petit onglet sert à palisser la jeune pousse qui commence à se développer vigoureusement.

Greffe en incrustation

Greffe en incrustation est une variante de la greffe en fente, avec une plus grande précision dans l’assemblage entre porte-greffe et greffon. La greffe en incrustation se pratique surtout pour les arbres fruitiers à noyaux qui sont très sensibles aux plaies importantes (écoulement de gomme). On peut bien sûr l’utiliser pour toutes les plantes qui se greffent normalement en fente, mais le gros problème, c’est qu’elle demande un doigté et un coup de main qu’il est bien difficile d’acquérir rapidement.

Époque de greffage

Mars-avril (après la période des gelées) ou septembre. On fait parfois de greffe en incrustation sur racines (pivoine en arbre) pendant l’hiver avec de jeunes porte-greffe cultivés en pot, mais c’est surtout pratiqué par les professionnels.

La préparation du porte-greffe

Après avoir rabattu le porte-greffe au sécateur (comme pour la greffe en fente), entaillez un côté de l’écorce en forme de triangle. Utilisez un greffoir à vigne ou la partie médiane du greffoir classique (il faut une certaine force). La profondeur de la coupe ne doit pas dépasser le cœur du sujet. Celui-ci a, en général, un diamètre inférieur à 3 cm (au-dessus, pratiquez la fente double).

La préparation du greffon

Utilisez au printemps les greffons en jauger durant l’hiver. Pour les greffes de septembre, choisissez un rameau de l’année déjà aoûté (écorce marron). Taillez deux biseaux à la base d’un œil de manière à obtenir un angle aigu qui va venir s’encastrer dans l’encoche ménagée dans le sujet. La difficulté c’est de faire pratiquement coïncider les deux, le vide étant préjudiciable à la reprise. Coupez ensuite le morceau de rameau de manière à laisser trois yeux au greffon (7 à 10 cm de long).

Greffe en incrustation du cerisier

1. Avec la pointe du greffoir, taillez une encoche dans la partie supérieure du porte-greffe.
2. Le greffon est coupé en triangle pour qu’il s’encastre parfaitement.
3. Glissez le greffon dans l’encoche du sujet (il ne doit pas y avoir de jour).
4. Ligaturez avec du raphia, de préférence.

L’assemblage

Il suffit tout simplement d’emboîter le greffon dans l’encoche du sujet. L’œil du greffon doit se situer, en principe, au niveau de la partie supérieure du sujet.
Il est préférable de disposer d’un greffon légèrement plus grand de manière à l’encastrer en force dans le sujet (attention à ne pas provoquer d’éclatement). Certains professionnels préfèrent enfoncer profondément le greffon de manière que l’œil se trouve légèrement sous le haut du sujet. On peut le faire avec les plantes de fin diamètre.

La ligature

L’assemblage tenant de lui-même si la greffe est bien faite, il n’est pratiquement pas nécessaire d’attacher, C’est toutefois préférable pour faciliter l’assemblage ; le lien venant resserrer les tissus du sujet le long du greffon. Vous utiliserez du raphia (sans couvrir complètement) ou une ficelle très fine. Il est surtout très important de ne pas avoir de jeu dans l’assemblage.

L’engluement

Il est indispensable et doit être réalisé comme pour la greffe en fente, en couvrant bien toutes les parties à vif. Si l’œil de la base du greffon est légèrement enchâssé dans le porte-greffe, évitez de le recouvrir de mastic à greffer.

La reprise

Elle s’effectue dans les cinq semaines qui suivent l’assemblage pour les greffes de printemps.
S’il fait frais ou si le vent est violent, vous pouvez encapuchonner votre greffe avec un manchon de papier kraft (un sac à fruits par exemple). Les yeux vont ensuite se développer normalement.

Après la reprise

Il est surtout nécessaire de tuteurer le porte-greffe de manière à ce que le tronc reste bien droit.
Laissez la greffe se développer seule, ne taillez que pour équilibrer la pousse si les rameaux sont très inégaux.

Greffe a cheval

Greffe a cheval est considérée par certains comme une autre version de la greffe anglaise c’est une technique efficace pour les rhododendrons et les camélias. On peut aussi l’utiliser pour la vigne. Elle nécessite que sujet et greffon soient du même diamètre.

Époque du greffage

En février-mars, généralement sous abri, en serre ou châssis légèrement chauffé.

La préparation du porte-greffe

Utilisez des jeunes porte-greffe cultivés en pots (généralement des rhododendrons ponticum) et les rabattre à 10 ou 15 cm environ du sol de manière qu’il ne reste plus qu’une tige principale bien droite. Avec un greffoir, faites deux entailles en biseau de chaque côté du rameau comme pour aiguiser le sujet. Le biseau doit mesurer 3 à 4 cm de long.

Greffe a cheval  du rhododendron

1. Le sujet en pot est taillé en pointe vers le haut.
2. Sujet préparé.
3. Le greffon est fendu en V.
4. Encastrez le greffon sur le sujet.
5. Ligaturez très fermement avec du raphia.
6. Engluez en épargnant les yeux.

La préparation du greffon

choisissez une branche d’un diamètre identique à celui du sujet et effectuez deux entailles en biseau de manière à laisser deux languettes de bois orientées en forme de V (3 à 4 cm de long). La coupe doit être nette, bien lisse. Le greffon doit avoir 10 cm de longueur environ.

L’assemblage

Encastrer la partie inférieure du greffon sur la pointe du biseau du sujet, les parties à vif venant s’appliquer l’une sur l’autre de façon parfaite. Il n’est pas mauvais d’insister un peu pour bien maintenir le greffon sur le sujet.

La ligature

Indispensable, elle va resserrer les tissus du greffon autour du porte-greffe. Travaillez avec du raphia ou de la laine. Veillez bien à ce que les cambiums soient en contact (il faut que les écorces coïncident). Enveloppez complètement la greffe avec le lien.

L’engluement

Recouvrez toute la greffe d’une épaisse couche de mastic à greffer pour qu’aucune partie charnue ne reste à vif. Épargnez les yeux.

La reprise

Elle se fait lentement, les plantes restant sous abri pendant un mois au moins. Ensuite, sortez-les dans un endroit abrité et mi-ombragé. Vers la fin du mois de mai, grattez une partie du mastic et coupez la ligature pour que la plante puisse se développer en largeur sans être étranglée. Les signes de reprise se manifestent par une pousse des yeux latéraux et du bourgeon terminal.

Après la reprise

Maintenez la culture en pot, pendant au moins une saison, et effectuez un rempotage si la croissance est bonne. Évitez de donner de l’engrais.

La greffe de côté sous écorce

La greffe de côté sous écorce est la greffe de prédilection des arbres d’ornement et des conifères. On peut aussi bien l’utiliser pour regarnir une vieille plante et reconstituer des branches que pour multiplier des jeunes plantes. Dans le premier cas, c’est un surgreffage (surtout pour les arbres fruitiers), dans le second une très bonne méthode pour multiplier des espèces délicates (sapin ou cèdre bleu, par exemple).

Greffe de côté sous écorce du cèdre

Pour greffer un cèdre bleu pratiquez de la façon suivante :
1. Débarrassez le sujet de ses aiguilles à la base.
2. Taillez le greffon en biseau assez allongé.
3. Greffon préparé.
4. Incisez obliquement la base du sujet.
5. Insérez le greffon dans la fente.
6. Greffon en place.
7. Ligaturez avec de la laine.
8. Assemblage terminé.
9. Protégez la culture sous un film plastique.

Époque du greffage

En février-mars (sous abri pour les jeunes plants).

La préparation du porte-greffe

Sur les jeunes plants, débarrassez la base du sujet des feuilles ou aiguilles qui l’habillent et risquent de gêner l’opération puis, avec la pointe du greffoir, fendez obliquement l’écorce, sans atteindre le cœur de la plante. La longueur de l’incision est de 2 cm environ.
Sur les arbres à surgreffer, choisissez un côté de la branche ou du tronc et faite une incision en double T de manière à pouvoir soulever une languette d’écorce. Il faut souvent utiliser la serpette afin d’atteindre le cambium (reconnaissable à sa couleur verte claire).

La préparation du greffon

Sur une petite branche jeune de la variété à propager, prélevez une portion de 5 à 7 cm de longueur et taillez légèrement la base en biseau, juste pour décoller l’écorce de chaque côté et obtenir une languette très fine.
Pour le greffage, choisissez un beau rameau d’un an de la même variété que l’arbre greffé. Coupez un biseau à l’opposé d’un œil. Il est bon que le greffon soit constitué par une extrémité de rameau dont on conservera le bourgeon terminal. Il doit avoir une quinzaine de centimètres de longueur.

L’assemblage

Il suffit de glisser le greffon sous l’écorce ouverte du sujet. Pour les jeunes plants veillez à ce que les parties à vif des deux plantes se trouvent en contact intime, et les écorces dans le net prolongement l’une de l’autre.
Pour le surgreffage, enfoncez le rameau greffon sous l’écorce en plaçant le biseau sur le cambium de l’arbre.

La ligature

Elle se fait avec de la laine ou un fil fin pour les jeunes plantes, en recouvrant bien l’ensemble de la greffe.
Pour le surgreffage, il suffit d’attacher solidement le greffon sur le tronc avec de la ficelle ou même du fil de fer assez souple. C’est la languette d’écorce préalablement soulevée qui sert de protection.

L’engluement

Les greffes de jeunes plants ne reçoivent pas de mastic, la plaie étant suffisamment ténue pour se souder sans mal.
Pour le surgreffage, il suffit d’apposer un peu de mastic tout autour de la partie découpée sur le porte-greffe.

La reprise

Pour les jeunes plants, il est nécessaire de placer la culture sous abri. Le mieux est encore de glisser un sac plastique par-dessus chaque pot après avoir bien arrosé. Maintenez à l’étouffée. cela facilitera la soudure.
Pour le surgreffage, la reprise se fait naturellement au départ de la végétation.

Après la reprise

Laissez les jeunes greffes en pot pendant une saison complète, voire deux années pour les conifères à croissance lente. Abritez bien du soleil direct pendant l’été.
Pour le surgreffage, on constate souvent une forte fructification sur les branches rajoutées (après 2 à 3 ans).

Greffe anglaise

On devrait plutôt dire la greffe anglaise car on distingue deux techniques : la greffe anglaise simple et la greffe anglaise compliquée. Elles se pratiquent toutes deux sur des plantes de petit diamètre (2 cm maximum). Et il faut impérativement que le sujet et le greffon aient le même diamètre. On utilise ce type de greffe pour les abricotiers, la clématite (greffe simple) et pour la vigne (greffe compliquée).

Greffe anglaise simple

1. Taillez greffon et sujet en biseau.
2. Chaque élément doit être du même diamètre.
3. Rejoignez les deux parties.
4. Ligaturez avec du raphia.
5. Coupez le greffon au-dessus d’un œil.
6. Plantez le porte-greffe et son greffon dans un pot profond.
7. Greffe terminée.

Époque de greffe

Mars-avril, pour la greffe simple, et janvier-février sur table (sous abri à la maison) pour la greffe anglaise compliquée.

La préparation du porte-greffe

En partant à l’opposé d’un œil, coupez en biseau assez allongé en remontant vers le haut. Utilisez la serpette, c’est souvent plus facile. La greffe se fait toujours en pied avec un porte-greffe généralement en pot.
Pour la greffe compliquée, même biseau, mais celui-ci est fendu verticalement à ses 2/3 supérieurs sur une longueur de 1 à 2 cm. Utilisez un greffoir à vigne, très pratique pour ce travail.

La préparation du greffon

Elle est absolument identique à celle du porte-greffe, mais le biseau se fait dans le sens opposé de manière que la jonction avec le sujet produise un rameau vertical (et non un angle).
Pour la greffe anglaise compliquée, on utilise un tout petit greffon (avec seulement un œil). Il est taillé en biseau environ 2 cm sous l’œil. Il faut que l’angle soit identique à celui du sujet. Il est alors fendu verticalement aux 2/3 de la hauteur du biseau, sur 1 cm de long.

Greffe anglaise compliquée de la vigne

1. Taillez le greffon en biseau au-dessus d’un œil.
2. Avec le greffoir à vigne, fendez-le verticalement.
3. Écartez la fente avec le dos de la lame du greffoir.
4. Fendez de même le porte-greffe.
5. Emboîtez greffon et sujet.
6. Coupez le greffon au-dessus de l’œil.

L’assemblage

Pour la greffe anglaise simple, on pose simplement les deux biseaux en contact l’un sur l’autre en faisant bien coïncider les parties génératrices (cambium).
Pour la greffe anglaise compliquée, on emboîte les deux biseaux en se servant de la partie fendue pour les encastrer l’un dans l’autre. Il faut souvent s’aider avec la spatule du greffoir ou la partie arrondie et effilée du greffoir à vigne.

La ligature

Elle est indispensable pour la greffe anglaise simple, car c’est elle qui maintient les deux parties accolées. Utilisez le raphia et laissez bien les yeux dégagés. Attention à ne pas déplacer les deux parties en contact. Pas de ligature pour la greffe anglaise compliquée.

L’engluement

Ces deux greffes ne reçoivent pas d’engluement.

La reprise

Cette technique nécessite la pose d’une couverture protectrice (cloche, châssis, tunnel) pour que l’assemblage se fasse bien à l’abri du froid et du vent. Pour la vigne, on place les greffes (on dit aussi greffe bouture, car le porte-greffe n’a même pas besoin d’être enraciné) complètement enfouies sous de la tourbe humide à chaud pendant un mois (il faut environ 30° pendant 10 jours, puis 25° pendant 10 autres jours et ensuite 18 à 20°). Une fois le porte-greffe enraciné, les plantes sont mises en terrines profondes ou en pots jusqu’en avril, époque de leur plantation en pleine terre. Il faut alors les enfouir profondément de manière à couvrir le greffon de 2 cm de terre environ.

Après la reprise

Coupez le raphia sur les greffes anglaises simples afin qu’il ne gêne pas le grossissement des rameaux. Dès le mois d’avril, vous pouvez retirer les protections et laisser la plante se développer en plein air.
Pour les greffes de vigne, on laisse le plant en pépinière pendant environ un an, c’est en novembre seulement qu’il est arraché pour une mise en place définitive.

Greffe en couronne

Techniquement, greffe en couronne n’est pas une greffe difficile, mais assez délicate puisqu’elle s’adresse à des plantes de diamètre important. On fait de greffe en couronne pour rattraper une branche cassée, surgreffer un arbre improductif, remplacer une variété inintéressante ou trop sensible aux maladies. C’est aussi une greffe de rénovation quand une branche chancreuse a dû être coupée.

Greffe en couronne

1. Rabattez le sujet à la bonne hauteur.
2. Parez la plaie à la serpette.
3. Taillez le greffon en biseau.
4. Greffon préparé.
5. Incisez l’écorce du porte-greffe.
6. Glissez le greffon sous l’écorce.
7. Placez un greffon tous les 3 à 4 cm.
8. Ligaturez solidement.
9. Engluez sans laisser de jour.

10. N’oubliez pas l’extrémité des greffons.
11. Protégez la greffe avec un arceau en fil de fer.

Époque de greffage

En avril-mai lorsque les gelées ne sont plus à craindre.

La préparation du porte-greffe

Il s’agit d’une greffe terminale. Il faut donc rabattre la branche à greffer à l’endroit souhaité pour le greffage. Arrangez-vous, si possible, pour qu’il y ait à proximité une petite pousse latérale qui va faire office de tire-sève et facilitera l’assemblage.
Le rabattage du sujet doit être effectué au moins deux mois avant la greffe (voire à l’automne). Coupez à la scie et parez bien la plaie à la serpette. Si vous désirez surgreffer complètement un arbre, il doit être rabattu à 1,50 m du sol.
Juste avant de réaliser la greffe, refaites un parage à la serpette pour rafraîchir la plaie. Avec la pointe du greffoir, incisez verticalement l’écorce en partant de la plaie de coupe, sur 5 à 6 cm de longueur. Décollez l’écorce avec la spatule du greffoir en veillant bien à ne pas la déchirer. Faites des incisions tout autour du tronc (à 3 cm de distance environ). L’opération s’appelle greffe en couronne.

La préparation du greffon

Utilisez les rameaux porte-greffon enjaugés depuis l’hiver. Coupez la partie supérieure et le bas du rameau et choisissez un œil bien apparent. Avec le greffoir, taillez en biseau à l’opposé de cet œil (juste derrière) en faisant une fente assez longue (4 à 5 cm). Vous pouvez laisser le biseau tel quel ou bien réaliser un petit épaulement dans sa partie supérieure en taillant horizontalement pour faire un angle à 90° environ. Cette technique permet de bien appuyer le greffon sur la partie supérieure du porte-greffe. Chaque greffon doit posséder trois yeux (y compris celui se trouvant à la base du biseau).

L’assemblage

Cette technique consiste à glisser le biseau du greffon sous l’écorce du porte-greffe. Si elle est suffisamment tendre et souple, vous pouvez la soulever d’un seul côté. Sur les bois plus durs (en particulier les plantes assez âgées), il vaut mieux ouvrir l’écorce des deux côtés de l’incision, et en recouvrir légèrement le greffon. L’œil situé au niveau du départ du biseau doit affleurer la partie supérieure du porte-greffe.
Vous constaterez que le biseau est bien fait, si. une fois en place, les greffons sont à peu près verticaux. Si le biseau est trop court, le greffon penche obliquement et, rien ne va plus !

La ligature

Solide et bien serrée, elle se fait de préférence avec de la ficelle fine qui permet un serrage plus vigoureux que le raphia. Il n’est pas nécessaire d’emmaillotter toute la greffe comme dans les exemples précédents. L’important c’est que les greffons soient bien maintenus.

L’engluement

Il doit être soigné et précis afin qu’il ne reste plus aucune partie à vif en contact avec l’air. Recouvrez généreusement l’écorce où ont été pratiquées les incisions, et n’oubliez pas la partie supérieure des greffons. Complétez l’engluement par la pose d’un arceau métallique (en fil de fer que l’on utilise pour le grillage, par exemple) qui viendra surplomber les greffons. Il empêchera les oiseaux de venir se percher sur les greffons, ce qui compromettrait la reprise.

La reprise

Elle demande souvent plus d’un mois. Il n’y a aucun soin particulier à prodiguer tant que les bourgeons n’éclatent pas. Quand les jeunes pousses commencent à se développer sur les yeux des greffons, donnez un peu d’engrais « coup de fouet » à la plante pour stimuler la croissance.

Après la reprise

Laissez les pousses grandir un peu et quand elles atteignent une dizaine de centimètres de longueur, conservez seulement le greffon le plus vigoureux, le mieux développé ou le mieux placé. Pour plus de prudence, vous pouvez pratiquer l’élimination des greffons en plusieurs fois.

Important : n’en conservez qu’un seul à la fin de l’année.

greffe en fente

On greffe une plante sur laquelle l’écusson n’a pas repris. Il s’agit d’une greffe terminale, le porte-greffe étant rabattu à l’endroit où l’on va poser le greffon. La greffe en fente est très utilisée pour l’obtention de plantes sur tiges ou pour les arbres.

Greffe en fente

1. Coupez le rameau du porte-greffe à la hauteur voulue.
2. Fendez le sujet avec une serpette.
3. Ouvrez la fente avec le coin en bois.
4. Taillez le greffon en biseau.
5. Enfoncez le greffon dans la fente du porte-greffe.
6. L’assemblage est réalisé.
7. Ligaturez solidement.
8. Engluez avec le mastic à greffer.
9. Greffe terminée.

Époque de greffage

Au printemps, courant avril ou entre la fin du mois d’août et la mi-septembre. On pratique souvent la technique du « mésobiote » (ou « intermédiaire ») quand on veut obtenir une plante sur tige (notamment les fruitiers). Il s’agit de greffer l’été précédent, en écusson, en pied une espèce connue pour sa faculté de développer des tiges vigoureuses, puis de greffe en fente en tête la variété à propager quand le mésobiote est assez développé (après un an ou deux, selon les plantes).

La préparation du porte-greffe

On greffe en fente les sujets de 1,5 à 3 cm de diamètre. Rabattez au sécateur la tige à greffer à la hauteur voulue (1,30 m pour une demi-tige, 1,80 m pour une haute tige, 1,10 m pour un rosier tige). Coupez bien horizontalement. Avec la serpette, fendez verticalement le porte-greffe en son milieu. Attention ! la coupe ne doit ni dépasser 5 à 6 cm de longueur ni faire complètement éclater le bois (notamment sur les plus petits sujets).

La préparation du greffon

Pour la greffe en fente de printemps, les greffons sont récoltés sur les rameaux mis en auge à l’hiver précédent. Pour la greffe en fente d’été, il faut choisir un rameau porte-greffon déjà un peu aoûté (l’écorce du jeune bois passe du vert au marron) et le couper au moment de la greffe.
Choisissez un œil bien développé et taillez en biseau, avec le greffoir, de chaque côté de cet œil. Vous obtenez une pointe dont la base part de l’œil. Le biseau doit mesurer environ 3 cm de long. Le greffon doit posséder trois yeux, ce qui fait, selon les espèces, un petit rameau de 5 à 10 cm de longueur. L’assemblage
Commencez par écarter la partie fendue du sujet. Il faut généralement enfoncer un coin en bois avec le maillet (attention aux risques d’éclatement). Faites ensuite pénétrer le biseau du greffon dans la fente, jusqu’à ce que l’œil de la base du greffon affleure la partie supérieure du sujet.
Il est très important que les parties vitales des deux plantes soient en contact. Aussi ajustez avec précision le greffon de manière que les écorces coïncident. En pratique, vous pouvez vous aider du pouce que vous appliquez le long du porte-greffe. Il sert alors de guide au greffon qui ne risque pas de ressortir. Retirez délicatement le coin en bois et laissez la fente se refermer sur le greffon.

La ligature

C’est l’un des secrets de la réussite de cette greffe en fente. Vous devez, impérativement, serrer avec force pour rapprocher le plus possible les parties fendues. Une forte pression sur le greffon facilitera l’assemblage. Utilisez le raphia (mouillé) en commençant par le haut de la greffe (juste au bord de la coupe du sujet) et jusqu’à ce que toute la longueur de la fente soit couverte. Certains professionnels ligaturent avec une simple ficelle, mais un excès de précautions n’est jamais superflu en matière de greffage.

L’engluement

Il est indispensable en raison de l’importance de la plaie. Le mastic doit recouvrir en abondance toutes les parties mises à vif lors de l’opération. Arrangez-vous pour qu’il pénètre dans la fente du porte-greffe, et n’oubliez pas d’en apposer une petite goutte sur l’extrémité du greffon.

La reprise

Elle s’effectue immédiatement après l’assemblage, mais peut demander un mois, voire parfois plus. Tant que les yeux du greffon restent bien verts, c’est bon signe. Petit à petit, vous allez voir grossir les yeux, puis ils vont débourrer (éclater) et produire un petit rameau. À ce moment-là, vous pouvez, de la pointe de la serpette, couper verticalement le raphia afin qu’il n’étrangle pas la plante qui va se développer.

Après la reprise

Appliquez une nouvelle couche de mastic (notamment sur les arbres fruitiers à noyaux) afin de consolider la plaie au maximum. Le mastic doit avoir complètement séché et s’être solidifié. Ébourgeonnez toutes les pousses qui se développent latéralement le long de la tige du porte-greffe. Protégez éventuellement la plante des vents dominants avec un auvent.

La greffe en fente double

greffe en fente double
greffe en fente double

La greffe en fente double est un dérivé de la greffe en fente avec, pour différence, la pose de deux greffons de chaque côté de la plaie de coupe. Préférez la fente double sur les porte-greffe de 3 à 5 cm de diamètre. Il est bon pour ces plus grosses plantes de couper le porte-greffe environ deux semaines avant l’assemblage afin de ralentir un peu la montée de sève. Après la pose des greffons, la ligature et l’engluement, placez un arceau de fil de fer par-dessus votre greffe afin que les oiseaux ne puissent se poser dessus.
La différence essentielle avec la greffe en fente simple est que, après la reprise, il ne faut conserver qu’un seul des deux greffons (s’ils ont repris tous les deux). Privilégiez le plus vigoureux (attendez le développement des pousses).