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Greffe en incrustation

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Greffe en incrustation est une variante de la greffe en fente, avec une plus grande précision dans l’assemblage entre porte-greffe et greffon. La greffe en incrustation se pratique surtout pour les arbres fruitiers à noyaux qui sont très sensibles aux plaies importantes (écoulement de gomme). On peut bien sûr l’utiliser pour toutes les plantes qui se greffent normalement en fente, mais le gros problème, c’est qu’elle demande un doigté et un coup de main qu’il est bien difficile d’acquérir rapidement.

Époque de greffage

Mars-avril (après la période des gelées) ou septembre. On fait parfois de greffe en incrustation sur racines (pivoine en arbre) pendant l’hiver avec de jeunes porte-greffe cultivés en pot, mais c’est surtout pratiqué par les professionnels.

La préparation du porte-greffe

Après avoir rabattu le porte-greffe au sécateur (comme pour la greffe en fente), entaillez un côté de l’écorce en forme de triangle. Utilisez un greffoir à vigne ou la partie médiane du greffoir classique (il faut une certaine force). La profondeur de la coupe ne doit pas dépasser le cœur du sujet. Celui-ci a, en général, un diamètre inférieur à 3 cm (au-dessus, pratiquez la fente double).

La préparation du greffon

Utilisez au printemps les greffons en jauger durant l’hiver. Pour les greffes de septembre, choisissez un rameau de l’année déjà aoûté (écorce marron). Taillez deux biseaux à la base d’un œil de manière à obtenir un angle aigu qui va venir s’encastrer dans l’encoche ménagée dans le sujet. La difficulté c’est de faire pratiquement coïncider les deux, le vide étant préjudiciable à la reprise. Coupez ensuite le morceau de rameau de manière à laisser trois yeux au greffon (7 à 10 cm de long).

Greffe en incrustation du cerisier

1. Avec la pointe du greffoir, taillez une encoche dans la partie supérieure du porte-greffe.
2. Le greffon est coupé en triangle pour qu’il s’encastre parfaitement.
3. Glissez le greffon dans l’encoche du sujet (il ne doit pas y avoir de jour).
4. Ligaturez avec du raphia, de préférence.

L’assemblage

Il suffit tout simplement d’emboîter le greffon dans l’encoche du sujet. L’œil du greffon doit se situer, en principe, au niveau de la partie supérieure du sujet.
Il est préférable de disposer d’un greffon légèrement plus grand de manière à l’encastrer en force dans le sujet (attention à ne pas provoquer d’éclatement). Certains professionnels préfèrent enfoncer profondément le greffon de manière que l’œil se trouve légèrement sous le haut du sujet. On peut le faire avec les plantes de fin diamètre.

La ligature

L’assemblage tenant de lui-même si la greffe est bien faite, il n’est pratiquement pas nécessaire d’attacher, C’est toutefois préférable pour faciliter l’assemblage ; le lien venant resserrer les tissus du sujet le long du greffon. Vous utiliserez du raphia (sans couvrir complètement) ou une ficelle très fine. Il est surtout très important de ne pas avoir de jeu dans l’assemblage.

L’engluement

Il est indispensable et doit être réalisé comme pour la greffe en fente, en couvrant bien toutes les parties à vif. Si l’œil de la base du greffon est légèrement enchâssé dans le porte-greffe, évitez de le recouvrir de mastic à greffer.

La reprise

Elle s’effectue dans les cinq semaines qui suivent l’assemblage pour les greffes de printemps.
S’il fait frais ou si le vent est violent, vous pouvez encapuchonner votre greffe avec un manchon de papier kraft (un sac à fruits par exemple). Les yeux vont ensuite se développer normalement.

Après la reprise

Il est surtout nécessaire de tuteurer le porte-greffe de manière à ce que le tronc reste bien droit.
Laissez la greffe se développer seule, ne taillez que pour équilibrer la pousse si les rameaux sont très inégaux.

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