Archives par mot-clé : Les techniques du bouturage

Les techniques du bouturage : partie 3

Le bouturage dans l’eau

Le bouturage dans l’eau est une technique ultra-simple qui n’est guère pratiquée pour les plantes du jardin (on le fait, en revanche, couramment pour les plantes d’intérieur). À noter que vous pouvez toutefois avoir des succès intéressants avec l’impatiens, le lierre, l’aucuba, le laurier-rose, le coleus, etc. En fait, il suffit de laisser plonger la base de la bouture (sur un centimètre environ) dans de l’eau bien claire pour qu’il se produise des racines. Pour les plantes plus charnues (coleus. impatiens) vous pouvez plonger presque la moitié de la tige dans l’eau. L’important est de bien dégarnir les feuilles de la base et renouveler l’eau régulièrement. Si vous n’avez pas le temps de vous occuper quotidiennement de vos boutures, placez un ou deux morceaux de charbon de bois dans le récipient (un verre ou un vase conviennent parfaitement), ils éviteront que l’eau croupisse trop vite.
Les racines, pour se développer, mettront entre 8 et 30 jours. Il ne faut pas les laisser grandir trop dans l’eau car elles n’ont pas la même structure que les racines poussées dans le sol. Lorsqu’elles atteignent 5 cm, repiquez la bouture racinée dans un mélange très aéré de terreau, tourbe et sable par tiers ou de terreau et Vermiculite (ou Perlite) par moitié.

Bouturage dans l’eau du laurier-rose :

1. Habillage de 1/3 du feuillage.
2. Quelques gouttes d’engrais dans l’eau.
3. La tige du rameau est plongée dans l’eau.

Notre conseil :

après en avoir fait plusieurs fois l’expérience, nous avons remarqué qu’un tout petit peu d’engrais liquide (notamment les compositions renfermant des oligo-éléments) stimule très avantageusement la formation des racines. Il suffit de dix gouttes par litre d’eau (surtout pas plus) pour que cela soit efficace.

Le bouturage de feuilles

Le bouturage de feuilles n’est pas une technique très utilisée pour les plantes de jardin mais assez prisée pour les plantes d’intérieur. Toutefois des plantes comme fuchsia, pourpier, sedum, Echeveria, scilles, Mesambryanthemum, etc., s’enracinent assez bien de cette manière. Une jolie fougère, Asplénium bulbiferum, présente aussi la particularité de former des jeunes pousses directement sur ses feuilles. Il suffit de les détacher et de les repiquer pour obtenir de nouvelles fougères.
La réalisation des boutures de feuilles est simple. On prélève la feuille avec son pétiole que l’on raccourcit à 3 ou 4 cm environ. S’il s’agit d’une petite feuille, on enterre le pétiole verticalement, la feuille prenant une position dressée, oblique; s’il s’agit d’une grosse feuille, on la pose à plat sur le substrat.
Il est très important pour la réussite des boutures de feuilles que la terre ne soit pas trop détrempée, et surtout fine et poreuse, les risques de pourriture étant très importants. Utilisez un mélange de sable, de Vermiculite et de tourbe par tiers, dont vous remplirez une terrine. La culture sera couverte d’un film en plastique et mise de préférence en coffre à multiplication avec un chauffage de fond (20 à 22°). Ce type de bouturage s’effectue pendant la végétation sur des plantes solides, en choisissant, de préférence, des feuilles déjà bien en place (évitez les jeunes, trop tendres) mais pas trop grosses.

Bouturage de feuille du bégonia

4. Prélevez une belle feuille saine.
5. Incisez les nervures avec une lame de rasoir.
6. Piquez le pétiole verticalement.
7. Recouvrez avec un film plastique.

Notre conseil :

utilisez surtout cette technique pour multiplier toutes les plantes « grasses » du jardin ; c’est une solution facile et qui donne toujours d’excellents résultats. Pour les autres espèces, le bouturage classique de rameau est bien meilleur.
Avec les plantes très charnues, il ne faut pas trop mouiller le substrat et ne laisser le châssis couvert qu’une semaine au maximum.

Le bouturage de racines

Le bouturage de racines se pratique essentiellement sur des espèces à racines charnues (phlox, Acanthe, Helianthus, pivoine, rose trémière pour les plantes vivaces, et paulownia, framboisier, Aralia, bignonia, Rhus, lilas, etc., pour les arbres et arbustes). Ce sont surtout les jeunes racines ligneuses (donc dures) qui présentent la faculté de bourgeonner (dans ce bouturage, on ne cherche pas à produire des racines, mais des bourgeons qui donneront des tiges). La taille moyenne d’une bouture de racine est de 7 à 10 cm de long avec un diamètre allant de celui d’un crayon à celui d’un doigt.
La période de multiplication va de mars à septembre-octobre. Il est conseillé de placer les boutures en terrines ou en pots. Les gros tronçons vont être piqués verticalement dans le substrat (sable et tourbe par moitié ou Vermiculite et terreau par moitié), puis recouverts de 2 cm de compost. Plantez les morceaux dans leur sens normal de croissance, c’est-à-dire la partie la plus éloignée de la souche de la plante vers le bas. Pour les racines fines, dont les tronçons peuvent être plus grands (5 cm pour les grosses, 10 cm pour les petites), vous vous contenterez de les coucher sur le compost, à l’horizontale et de les couvrir aussi de 2 cm de terre.
Arrosez beaucoup et placez à la maison, sous châssis ou en coffre à multiplication avec, si possible, une légère chaleur de fond. Conservez environ un mois sous abri (ou tout l’hiver pour les boutures réalisées en automne) et quand les bourgeons apparaissent, empotez individuellement.

Bouturage de racines d’Helianthus

1. Choisissez de belles racines pas trop ligneuses.
2. Coupez des tronçons de 10 cm maximum.
3. Piquez la bouture verticalement dans le pot.

Notre conseil :

coupez en biais l’extrémité des boutures qui seront plantées verticalement elles risqueront moins de pourrir. Utilisez, de préférence, des parties bien charnues situées aussi près que possible de la souche et non des extrémités plus fines de la racine.

Le bouturage d’œil

Le bouturage d’œil ’est une technique intermédiaire entre la bouture de rameaux et la bouture de feuilles. On utilise le principe selon lequel tout œil axillaire situé à la base d’une feuille peut se développer et former une tige.
La technique de la bouture d’œil en vert s’utilise essentiellement pour les camélias. À l’aide de la pointe d’un greffoir, prélevez une feuille (sur un rameau de l’année) avec un talon. Piquez la bouture dans une caissette ou un pot (mélangez par moitié sable et tourbe ou terre de bruyère et Vermiculite) de façon que le talon soit à demi-enterré. L’œil doit affleurer la surface du substrat, le pétiole de la feuille doit être le moins possible enfoncé dans la terre. Il faut placer cette culture en coffre à multiplication (ou tout simplement dans une terrine couverte chauffante). L’enracinement se produit en un mois environ. Un peu de poudre d’hormones sur le talon est à conseiller.
Le bouturage d’œil en sec se pratique surtout avec la vigne d’ornement, en automne ou en hiver. Il suffit de prélever un tronçon de tige d’un an portant un seul œil et de retirer l’écorce longitudinalement à la face inférieure pour obtenir une bouture qui s’enracinera, sans problème, dans du sable. Elle sera posée à plat, l’œil, seul, émergeant du substrat. Une chaleur de fond (24 à 25°) est nécessaire pendant toute la durée de l’enracinement (un mois).

Bouturage d’œil du camélia

1. Les boutures sont constituées d’une feuille avec son œil axillaire.
2. Maintenez la bouture avec une allumette.
3. Couvrez la culture d’un film plastique.

Bouturage d’œil de la vigne

4. Coupez des tronçons avec un œil.
5. Fendez l’écorce longitudinalement.
6. Bouture préparée.
7. Posez la bouture à plat sans l’enterrer.

Notre conseil :

essayez cette technique avec le camélia, mais aussi avec le rhododendron. Vous verrez : cela donne souvent de meilleurs résultats que les traditionnelles boutures de rameaux.

Le bouturage d’écailles

Le bouturage d’écailles se pratique essentiellement avec des bulbes de lis blanc, le grand avantage étant le nombre important de jeunes plants que l’on peut obtenir avec un seul bulbe (sans même compromettre sa floraison).
La technique s’inspire beaucoup de la bouture de feuilles (les écailles du bulbe sont en vérité des feuilles modifiées). Il suffit de détacher quelques écailles à la périphérie du bulbe et de les mettre à raciner dans un pot.
L’enracinement est très facile soit en piquant les écailles verticalement dans un mélange de sable, tourbe et terreau, soit en les posant à plat, à peine enterrées.
Il faut bien arroser, couvrir le pot ou la terrine et laisser à l’étouffée. Cette culture se pratique soit à l’automne, soit au printemps. En un à deux mois, une bulbille se forme à la base de l’écaille racine. Elle sera cultivée séparément pendant quatre ans environ avant de produire des fleurs. Mais le grand intérêt c’est que l’on peut obtenir aisément une dizaine de nouvelles plantes par bulbe.

Bouturage d’écailles du lis

1. Retirez les écailles de la périphérie d’un beau bulbe.
2. Plantez verticalement les écailles enterrées de 1/3 environ.
3. Arrosez sans détremper.
4. Après un mois, les écailles produisent des bulbilles qui grossissent rapidement.

Notre conseil :

cultivez en terrine ou en pots les jeunes lis au moins un an, de façon qu’ils s’étoffent bien. En pleine terre, ils pourraient disparaître rapidement victimes des mulots, ou étouffés par les mauvaises herbes.

Les techniques du bouturage : Partie 2

Le bouturage a bois sec

Il s’applique aux plantes ligneuses à feuilles caduques. On l’emploie donc pour des espèces aussi différentes que rosier, seringat, lilas, forsythia, vigne vierge, etc.
La période de bouturage va de novembre à mars, lorsque les plantes ont perdu leurs feuilles (d’où le terme bois sec). En général, on fait des boutures simples, mais sur certaines espèces elles se feront à talon ou en crossette.
Les boutures à bois sec sont prélevées sur les rameaux terminaux qui sont coupés entre deux yeux. Taillez toujours en biseau, a l’opposé de l’oeil, de manière que l’eau de pluie s’écoule en arrière de cet oeil et ne risque pas de le faire avorter. Les boutures à bois sec mesurent en moyenne 20 cm de long (la longueur de votre sécateur).

Bouturage à bois sec du rosier

1. Boutures préparées.
2. Réunies en bottes, les boutures sont mises en jauge.
3. Au printemps, elles sont plantées en place.

Il est déconseillé de mettre directement en place les boutures à bois sec. Il est préférable des enjauger, c’est-a-dire de les enterrer presque complètement dans une petite tranchée, en position oblique. Elles seront couvertes de sable ou de terre très légère (de la tourbe blonde, par exemple). Si vous bouturez plusieurs espèces en même temps, mettez chaque groupe de boutures en petites bottes étiquetées afin qu’il n’y ait pas de risque de confusion. L’emplacement de la jauge sera choisi au pied d’un mur orienté vers le nord, ou le long d’une haie, dans un endroit mi-ombragé. Si vous habitez une région froide, ou que vous craigniez des températures assez basses, vous pouvez couvrir la culture d’un lit de feuilles mortes, de paille, ou d’un tunnel en plastique.
Les boutures ne s’enracinent réellement qu’au printemps, a partir de la mi-mars. La solution la plus simple consiste a creuser une petite tranchée (aidez-vous d’un cordeau pour aller bien droit), bien verticale, de la profondeur d’un fer de bêche. Epandez un lit de tourbe au fond de la jauge et placez les boutures, adossées a la paroi de la tranchée, de manière qu’elles soient enterrées au moins aux 3/4 de leur longueur (et jusqu’aux 4/5). Il suffit qu’un oeil ou deux se trouve a l’extérieur. Chaque bouture sera espacée de sa voisine de 15 cm environ.

Notre conseil :

trempez la base de vos boutures dans du pralin (mélange organique préconisé pour la plantation des arbres a racines nues et des rosiers), cela facilite sensiblement leur reprise. Prévoyez également un tunnel en plastique pour hater l’enracinement et protéger des gelées tardives.

Le bouturage herbacé

C’est certainement le plus délicat à réussir, notamment pour les arbustes. Si vous ne disposez pas d’une serre à multiplication (parfois seulement un bac couvert muni d’une résistance chauffante), il vaut mieux réserver cette technique aux plantes à massifs (géraniums, fuchsias, impatiens, etc.) et aux plantes vivaces ou a tubercules (en particulier dahlias et cannas).
La période idéale du bouturage herbacé va de mars à mai. On peut toutefois réussir très facilement les boutures de géraniums en septembre-octobre.
Vous devez attendre que les pieds mères (qui ont hiverné sous abri) aient produit de nouvelles pousses afin de pouvoir prélever les boutures. Pour ce faire, on conseille de «mettre en végétation»les plantes, vers fin janvier ou le début février, en les plaçant dans une serre tempérée (ou une véranda chauffée à 15° environ). Si vous ne possédez pas cette installation, vous pouvez placer vos pieds mères dans une pièce très lumineuse, de préférence sur la plaque de protection d’un radiateur afin qu’ils bénéficient d’un chauffage de fond. La végétation est alors très rapide.

Bouturage herbacé du chrysanthème

1. Courant février, prélevez les boutures.
2. Habillez le feuillage.
3. Enduisez la base d’hormones.
4. Plantez dans un mélange de sable et de tourbe.

Lorsque les jeunes pousses disposent de 5 à 6 feuilles, détachez-les avec un petit talon (pour les dahlias), ou en boutures simples (pour les géraniums). Utilisez un greffoir bien affuté ou une lame de rasoir.
Habillez votre bouture, c’est-à-dire débarrassez-la des feuilles de la base (sur la moitié de sa longueur au moins) et supprimez une portion du limbe (partie charnue) des feuilles restantes. Cette technique a pour but d’éviter l’évaporation et la transpiration excessive et donc d’empêcher la bouture de faner rapidement. Pour les plantes à grosses feuilles, comme le géranium, vous pouvez retirer la moitié et même les deux tiers du limbe sans que cela vous pose de problèmes.
Piquez ensuite vos boutures dans des pots individuels ou une terrine assez profonde de manière à enterrer toute la partie dénudée jusqu’aux premières feuilles.
(Avec ce type de plantes, les hormones ne sont pas nécessaires, mais vous pouvez tenter l’expérience.) L’idéal consiste à placer toutes les boutures empotées dans une couche à multiplication (avec chauffage de fond) qui entretiendra une hygrométrie élevée. II existe aujourd’hui dans le commerce des «maxi-miniserres» à dôme de grande hauteur qui conviendront fort bien et cela pour un investissement modique.
Avec ce type de bouturage, il faut utiliser un substrat extrêmement poreux composé de 50 % de sable (pas trop fin) et 50 % de tourbe blonde ou d’un mélange par tiers de sable fin, tourbe blonde et Vermiculite (ou Perlite).

Notre conseil :

n’adoptez cette technique qu’avec prudence, si vous êtes bien équipé et si vous disposez d’un savoir-faire suffisant. Les boutures d’automne (avec une technique identique, mais sans nécessité de chauffage) vous procurent d’aussi bons résultats en vous donnant beaucoup moins de mal. Dans ce cas bien sur, il faut attendre une saison complète pour les faire.
En revanche, si vous êtes vraiment bien outillé (notamment si vous possédez une serre et un coffre à multiplication) vous pouvez, sans problème, utiliser cette technique de bouturage herbacé pour la plupart des arbustes. Mais, dans ce cas, l’emploi d’hormones est obligatoire.

Le bouturage demi-aoûté

C’est la technique la plus répandue pour multiplier les arbustes à feuillage persistant, ainsi que les conifères à feuilles plates (thuya, Taxus, cyprès de Leyland, etc.).
La période idéale, du 15 août au 15 septembre, est l’époque où les jeunes pousses passent de l’état herbacé (feuillage vert et tendre) au stade ligneux (bois). Le secret de la réussite de ce bouturage c’est la longueur des boutures. Les boutures doivent être courtes (10 cm en moyenne), ce qui limite les possibilités de fanaison.

Bouturage demi-aoûté du laurier

1. Habillez les feuilles en coupant les 2/3 du limbe.
2. Plantez la bouture jusqu’aux feuilles.
3. Arrosez avec un pulvérisateur.
4. Exemples de boutures de différents arbustes.

L’habillage joue également un grand rôle, notamment si vous ne disposez pas d’installation particulière. En supprimant une partie du limbe des feuilles, vous donnerez à vos plantes un délai de survie beaucoup plus long.
Les boutures sont prélevées avec talon ou en boutures simples, suivant les espèces et elles doivent être repiquées aussitôt que possibles.
Il est très important que la moitié au moins de la bouture soit enfoncée dans le compost. Plus la partie enterrée est grande (en proportion) plus vos chances de réussite augmentent. Prudence oblige : utilisez presque systématiquement des hormones. Une terrine assez creuse peut suffire, ou encore des godets de tourbe ou de plastique. Vous pouvez serrer les boutures en les mettant à 5 cm les unes des autres.
Utilisez un compost moitié sable fin et moitié tourbe, ou du terreau fin et léger avec de la vermiculite ou de la perlite. Arrosez abondamment (il faut que l’eau filtre à travers le compost), et couvrez immédiatement votre culture, soit avec un dôme en plastique pour les terrines spécialement prévues à cet effet, soit avec un film en plastique que vous isolerez des boutures avec un arceau en fil de fer.
Il est bon que la culture soit « à l’étouffée », c’est-à-dire ne supposant aucune circulation d’air. Donc fermez le châssis ou attachez bien le film en plastique, avec un élastique autour du pot, en veillant à ce qu’il ne soit pas troué. Une condensation assez importante doit se former sur les parois, signe que l’humidité est suffisante. Placez votre culture dehors, dans le jardin, de préférence à mi-ombre (sous un arbre ou au pied d’une haie). Il faut que la luminosité soit bonne mais attention au soleil direct. Tant que vous ne constatez pas de perte de condensation, il est inutile d’arroser, la culture vit en circuit fermé. Après une semaine, ouvrez quand même la couverture pour vérifier l’état de vos boutures. Elles ne doivent pas avoir bougé, conservant leur feuillage bien vert. Il est normal qu’elles ne poussent pas davantage. Éliminez les boutures noircies ou jaunies et celles qui ont perdu leurs feuilles, puis recouvrez. Il faut environ 45 jours (un mois et demi) pour que l’enracinement soit effectif. Pendant toute cette période les boutures resteront sous abri, recevant de l’eau de temps en temps.
La reprise se manifeste par une timide volonté de se développer. Les feuilles semblent grossir légèrement et les yeux axillaires s’allongent (ils vont devenir les ramifications de la plante). À ce moment, vous pouvez découvrir votre culture pour qu’elle s’aère bien, replaçant le châssis ou le plastique la nuit pour éviter que les toutes jeunes plantes souffrent du froid. En hiver, enterrez le pot dans le sol (cela le protège bien du froid) ou abritez la terrine dans un châssis ou sous un tunnel).
Ce n’est qu’au printemps suivant que les boutures doivent être dépotées pour être cultivées soit dans un carré de pépinière au jardin, soit en pots. Cette dernière technique est préférable pour favoriser au maximum l’enracinement. Chaque nouvelle plante sera mise dans un godet de 8 cm de diamètre. Il faut supprimer la moitié de la racine principale (pivot) si elle est très importante.

 Notre conseil :

ne soyez pas trop pressé de rempoter vos boutures. Certaines espèces s’enracinent très lentement et demandent parfois une bonne partie du printemps pour reprendre totalement. Attendez donc que la végétation soit bien démarrée, avec le développement d’une petite pousse nouvelle de 3 à 5 cm de long, pour effectuer cette transplantation.